UNE OMBRE BLEUE DEVIENT UNE RELIQUE

Collectif Natura Urbana

Emma Franco, Marta Portigliati, Lorenza Ferrari
Gênes // Italie

Natura Urbana est un collectif composé d’Emma Franco, Marta Portigliati et Lorenza Ferrari. Nous sommes trois jeunes architectes émergentes, diplômées en Architecture du Paysage auprès du Département d’Architecture et de Design de l’Université de Gênes. Au cours de notre parcours académique et professionnel, nous avons collaboré sur plusieurs projets ; toutefois, les dynamiques actuelles du monde du travail nous amènent aujourd’hui à être basées entre Gênes et Turin.

En tant que Natura Urbana, notre ambition est d’être un collectif hétérogène, traitant de l’architecture et de la nature à travers des domaines et des environnements variés. L’objectif de nos projets est de renforcer le système des espaces verts dans nos villes, en favorisant les relations entre ceux-ci et les communautés qui y vivent. Nous sommes convaincues qu’une conception de qualité de l’espace public, s’appuyant notamment sur la participation citoyenne, est la clé du bien-être collectif et de la régénération environnementale urbaine. Notre travail constitue une synthèse entre nature, participation, ville et espace ouvert.

Du Latin
Umbra, -ae (f.): reflet, image faneé de quelque chose.
Reliquiae, -arum (f. pl.): ce qui subsiste, les restes de ce qui a été.

L’installation développe le thème de la Transmission. Il s’agit d’un projet immersif qui explore la connexion profonde entre l’humanité et les choses disparues. En utilisant la technique du cyanotype sur des voiles suspendus, l’œuvre agit comme un médium — c’est-à-dire comme un vecteur de transmission — qui révèle les aspects évanouis du monde naturel.

L’installation suscite une réflexion sur l’essence même de la transmission: celle-ci ne se présente pas comme une reproduction parfaite de l’original, mais comme un processus de filtrage créant des copies infidèles ou des ombres, permettant aux objets perdus d’affleurer sous une forme nouvelle, de laisser une trace et de subsister.

Lorsque les visiteurs déambulent à travers ces tissus transparents aux tons bleutés, l’installation devient une présence vivante et mouvante plutôt qu’un objet univoque et statique. Les différents superpositions d’images et les variations de lumière favorisent une expérience toujours renouvelée, invitant l’observateur à ralentir, à réfléchir au sens intime de la transmission et, enfin, à se reconnecter au caractère originaire des choses.

UNE OMBRE BLEUE DEVIENT UNE RELIQUE

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