Charles Antoine Lauzon poursuit sa maîtrise en architecture à l’Université Laval avec l’envie de repousser les cadres établis. Son expérience en agence, autant en architecture qu’en architecture du paysage, nourrit une approche sensible et exploratoire où il cherche à questionner les façons de concevoir l’espace dans le but de cultiver une pratique encore plus créative.
Marie-Laurence Durand, aussi étudiante à l’Université Laval, développe une approche à la fois sensible et engagée. Son parcours scolaire, enrichi par des études en psychologie et en sociologie, affine sa lecture des dynamiques humaines et élargit sa compréhension des enjeux sociaux et culturels qui façonnent les milieux de vie.
De leur rencontre au début de leurs études universitaires naît une collaboration portée par le désir de repousser les limites créatives. Leurs projets interrogent le rapport à l’espace et proposent des réponses spatiales innovantes, engagées et diversifiées. Leur collaboration repose sur la conviction qu’un détail peut ouvrir à un vaste champ de possibilités. Leur pratique devient un terrain où les cadres s’effacent et laisse place à une pratique architecturale plus expérimentale.
Quand on conçoit un espace, il ne s’agit pas seulement de créer quelque chose de nouveau, mais aussi de transformer la manière dont on perçoit ce qui existe déjà. Le travail de l’architecte ne réside donc pas nécessairement dans son pouvoir de création spatiale, mais dans sa capacité de déformer le réel pour en faire émerger un champ de possibilités infinies.
L’installation a pour but de transmettre cette expérience aux visiteurs du FAV. En se déplaçant dans l’espace, ils modifient la perception du lieu et inscrivent leurs mouvements dans un continuum où chaque geste contribue à redéfinir les limites spatiales existantes.
Ce « continuum » désigne cette nouvelle réalité fluide, où les distinctions entre temps, matière, esprit et espace ne sont plus absolument séparées. La cour intérieure demeure physiquement close, mais l’espace perçu entre les deux surfaces réfléchissantes semble s’y déployer comme un univers sans limites. L’espace prend vie à travers le regard et l’expérience de chacun. L’espace existe parce qu’il est traversé, vécu et transformé par l’esprit de celui qui le regarde sous un nouvel angle.
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