ÉDITION 2027 – 21E ÉDITION
Le Festival des Architectures Vives invite architectes, paysagistes, urbanistes… à investir les cours privées de Montpellier avec des installations éphémères. Candidatez avant le 07 décembre 2026, 23h59 (Heure Française).
En 2027, le Festival des Architectures Vives présentera sa 21ᵉ édition, une année particulière qui marquera également les 50 ans de la loi sur l’architecture de 1977, affirmant que « l’architecture est une expression de la culture » et que la qualité du cadre de vie relève de l’intérêt public.
Cet anniversaire est l’occasion de réaffirmer les convictions qui accompagnent le FAV depuis sa création : l’architecture constitue notre cadre de vie commun, mais elle doit aussi pouvoir se vivre et s’expérimenter. C’est précisément ce que le festival propose chaque année en faisant dialoguer patrimoine et création contemporaine. Les installations éphémères transforment, le temps du festival, notre perception de lieux chargés d’histoire et offrent à tous des expériences architecturales sensibles et accessibles. Elles invitent à parcourir autrement les lieux, à les ressentir, à les partager et à rencontrer l’autre. Parce qu’elle accompagne nos usages, nos relations et nos expériences quotidiennes, l’architecture participe pleinement à notre manière d’être ensemble.
Parce que l’architecture accompagne nos usages, nos relations et nos expériences quotidiennes, elle participe pleinement à notre manière d’être ensemble. C’est dans cet esprit que nous avons souhaité placer cette 21ᵉ édition sous le thème du « Bonheur partagé », pour interroger ce que l’architecture peut offrir comme espaces de rencontre, de relation et de partage.
Pour porter cette réflexion, nous avons choisi Chris Younès, dont le parcours et l’engagement reposent précisément sur cette capacité à créer des liens : entre architecture et philosophie, entre les disciplines et les savoirs, mais aussi, plus largement, entre les personnes, les lieux et leurs milieux de vie.
Son texte, La ville comme corps commun : pour une joyeuse architecture du partage, ouvre ainsi le champ de réflexion proposé aux architectes pour cette édition 2027.
Dans tout groupement humain, la présence à nous-mêmes et à autrui se joue dans un équilibre subtil entre domesticité et espace public, entre microcosme et macrocosme, entre permanence et impermanence, entre ordinaire et extraordinaire. Si le bonheur est souvent réduit à une quête individuelle, il ne saurait exister durablement sans les lieux de convivance où l’on vient se régénérer ensemble. Ces espaces de vie partagée ne sont pas de simples décors ; ils participent activement à l’incarnation de nos trajectoires multiples. Nous le savons par expérience : les odeurs, les matérialités, les ambiances sonores et visuelles nous « collent » à la peau, de notre première enfance jusqu’à notre dernier souffle. Dans l’étonnement, la surprise et la familiarité qui s’y renouvellent sans cesse, ces lieux deviennent des réservoirs de joie ou, à l’inverse, viennent peser sur les consciences individuelles et collectives.
Car les édifices, les milieux urbains et les paysages ne sont pas de simples objets statiques. Ce sont des événements rythmiques, éprouvés à chaque instant par les individus qui les parcourent et les habitent. Une ville qui stimule les sensibilités, les rêveries et les pratiques mutuelles fait émerger un « corps commun », à la fois réel, imaginaire et symbolique. Ce corps se construit par la multiplicité des connexions : les rues, les places, les trottoirs, les passerelles, les ponts, les cours, les escaliers, les parcs, les jardins et les rives. Tout ce qui permet de relier et d’accueillir rend la ville hospitalière, générant des possibles éminemment respirables et passionnants.
Dans une perspective écologique du « prendre soin », une telle architecture relationnelle est en mesure de répondre aux défis de notre temps, qu’ils soient climatiques ou politiques. Au-delà d’offrir un abri, elle se doit d’être attentionnée, en intégrant la nature comme partenaire essentiel. La ville heureuse est celle qui réintègre la biodiversité, qui ménage l’existant, répare, réhabilite, conçoit des espaces flexibles capables de soutenir les vulnérabilités et les libertés de chaque personne, tout en favorisant la félicité d’être en communication et en résonance. À l’encontre des espaces fermés et hostiles, n’est-ce pas l’espérance d’un enchantement et d’un réenchantement de l’habitabilité qui est en jeu ? Ce réenchantement n’est-il pas indissociable de l’ouverture à des atmosphères et des réciprocités à même de transformer la ville en un écosystème où la vie urbaine et les solidarités s’allient pour créer un bonheur véritablement partagé ?
Chris Younès est philosophe, docteure et habilitée à diriger des recherches en philosophie. Professeure dans plusieurs écoles d’architecture en France (ENSA Clermont Ferrand et la Villette), elle enseigne aujourd’hui à l’École Spéciale d’Architecture de Paris. Chris Younès consacre ses recherches aux relations entre philosophie, architecture et urbanisme.
Ses publications et recherches développent une interface synergique entre architecture et philosophie sur la question des lieux de l’habiter, au point de rencontre entre nature et artefact, patrimoine et création. Ses travaux interrogent les manières dont nous habitons nos milieux de vie et les conditions nécessaires à un environnement plus sensible, hospitalier et propice à la coexistence.
Elle est fondatrice du laboratoire GERPHAU (Philosophie, Architecture, Urbain) et du réseau scientifique thématique PhilAU du Ministère de la Culture, ainsi que cofondatrice d’ARENA (Architectural Research European Network). Membre de plusieurs jurys de concours, auteure de nombreux ouvrages et intervenante lors de conférences internationale, elle participe depuis de nombreuses années au dialogue entre chercheurs, architectes et acteurs des territoires. Nominée au Grand Prix de l’urbanisme 2025, elle poursuit ainsi une réflexion engagée sur les manières d’habiter et de transformer ces territoires.
Par ses recherches, ses publications et son enseignement, elle a contribué de manière majeure à élargir la réflexion architecturale aux dimensions philosophiques, sensibles et existentielles de l’habiter.
Au moins un membre de l’équipe doit être titulaire d’un diplôme d’architecture. Les associations avec d’autres disciplines (paysagistes, designers, urbanistes, ébénistes etc.) sont encouragées.
Le festival est exclusivement réservé aux professionnels. Les étudiants ne sont pas éligibles. Ouvert exclusivement aux personnes majeures.
À retrouver en annexe du dossier de candidature. À compléter et signer.
Un CV de chaque membre de l’équipe (1 page A4 maximum par personne)
Joignez un portfolio illustré mettant en valeur vos réalisations, concours et installations antérieures.
Sur une page A4 maximum, présentez les grandes lignes de votre projet : son concept, votre interprétation de la thématique et l’approche que vous souhaitez développer.
Une perspective 3D permettant de visualiser votre projet
Les candidatures doivent présenter une création originale. Toutes les sources et références extérieures doivent être explicitement citées.
Les installations du Festival des Architectures Vives prennent place dans les cours d’hôtels particuliers du centre historique de Montpellier. Chaque lieu possède une identité, une architecture et des contraintes qui lui sont propres, offrant aux équipes un cadre de création unique.
Les équipes candidates sont libres dans leur manière d’aborder le projet : elles peuvent choisir de développer leur proposition à partir d’une cour qui les inspire, ou imaginer une installation sans référence à un site précis. Les projets sont sélectionnés indépendamment d’une cour spécifique. Lors de votre candidature, votre proposition doit donc être pensée de manière à pouvoir s’adapter à différentes typologies de lieux. L’organisation attribue à chaque équipe la cour la plus adaptée à son projet, en tenant compte des caractéristiques architecturales, techniques et spatiales de chaque site.
Les équipes retenues reçoivent ensuite l’ensemble des informations nécessaires (plans, métrés, contraintes techniques, exposition, etc.) afin d’adapter leur projet au lieu qui leur est attribué.
Proposez un projet
Le jury choisit les projets sur la qualité de la proposition.
L’organisation FAV assigne à chaque équipe la cour la plus adaptée.
Métrés, contraintes et plans fournis pour ajuster le projet.
14 septembre 2026
Ouverture de l’appel à candidatures
07 DÉCEMBRE 2026
Clôture des candidatures
FIN DÉcembre – deb JANVIER 2027
Annonce des équipes sélectionnées
FÉVRIER 2027
Possibilité de visiter la cour attribuée
du 09 au 14 juin 2027
Montage du projet
du 15 au 20 juin 2027
FAV 2027 · Ouverture au public le 15 juin à 14h
21 juin 2027
Démontage du projet
Complétez le formulaire en ligne avant le 7 décembre 2026, 23h59 (Heure Française).
Au moins un membre de l’équipe doit être titulaire d’un diplôme d’architecture (DPLG, DE, HMONP ou équivalent étranger). Les associations avec d’autres disciplines (paysagistes, designers, urbanistes, ébénistes) sont encouragées.
Non, le festival est réservé aux professionnels diplômés.
Sur environ une page A4, elle doit résumer votre concept, votre approche de la thématique. Ce sont les grandes lignes du projet que vous souhaitez développer.
Les 1 500 € TTC est le total pour l’ensemble (transport, materiel…). Cependant vous pouvez trouver vos propres sponsors, tous nos supports de communication vous sont ouverts.
Non. La candidature au FAV est entièrement gratuite.
communication@festivaldesarchitecturesvives.com
Au 04 67 92 51 17 – Demander l’équipe du Festival au standard
Architectes, paysagistes, urbanistes et jeunes professionnels : imaginez une installation autour du thème « Bonheur partagé » et participez au FAV 2027, à Montpellier, du 15 au 20 juin 2027.
Candidatures ouvertes jusqu’au 7 décembre 2026.