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SI CES MURS POUVAIENT PARLER
BYME - Fanny Boucher, Emmanuelle Messier
Grenoble // France - Genève // Suisse

L’une habite Genève, l’autre Grenoble; l’une admire Madonna et l’autre se passionne pour Camus; l’une s’attendrit d’une comédie quand l’autre frissonne devant un film d’horreur; l’une s’émerveille d’un Monet et l’autre s’extasie d’un Soulages; l’une raffole de chocolat alors que l’autre déteste. Et pourtant une même envie d’architecture nous anime. Rencontrées sur les bancs de l’école il y’a bientôt 7 ans, nos expériences respectives n’ont de cesse d’enrichir et d’élargir notre horizon commun, et c’est sous l’étiquette byme que nous nous retrouvons. A la recherche d’une architecture sensible et insouciante, dont l’esthétique élégante, sobre et contemporaine n’enlève rien à sa logique et sa maitrise. Puisant tout autant dans l’architecture que dans l’art, la littérature, la nature et la culture populaire, nous mettons l’usager, son émotion, ses gestes et son imagination au coeur de nos projets.

One lives in Geneva, the other in Grenoble, one admires Madonna and the other has a passion for Camus, one is moved by a comedy while the other quakes when watching a horror film, one marvels of a Monet and the other raves of a Soulages, one loves chocolate while the other hates it . However, a same craving for architecture drives us both. We met in school nearly seven years ago, our respective experiences constantly enrich and broaden our common horizon, and it is under the name byme that we come together again. Seeking a sensitive and carefree architecture whose elegant, uncomplicated and contemporary aesthetic doesn’t take anything away from its logic and mastery. Drawing equally from architecture as from art, literature, nature and popular culture, we set the user, his emotion, his movements and his imagination at the heart of our projects.



Revisitant le principe simple du pinscreen de notre enfance, l’installation convoque des souvenirs individuels pour tous ceux qui auront un jour joué avec ce petit objet, mais elle convoque aussi des souvenirs bien plus immédiats, des souvenirs collectifs à partager.Elle conserve à chaque passage, une trace, une image, drôle, pieuse, émouvante, nostalgique ou graphique. À chaque fois et quelques soit l’image mémorisée, l’imagination du nouveau visiteur qui entre dans la cour est aussitôt mise en ébullition. Il s’interroge, se questionne. Il se souvient et sourit. Il finit par s’approcher, il hésite puis se lance, il actionne un piston, puis deux, il comprend et le précédent souvenir s’efface...La surface redevenue lisse est une page blanche, une invitation ; il devient alors, à son tour, acteur de son propre souvenir...Tout à coup le mur se met en mouvement et nous conte une nouvelle histoire...

Revisiting the simple principle of pinscreen of our childhood, installation convenes individual memories for all those who will one day playing with this little object, but it also summons memories more immediate, collective memories to keep each partager.Elle passage, track, picture, funny, pious, moving, nostalgic or graphic. Whenever and some is stored image, the imagination of the new visitor who enters the court is immediately put to boil. He wondered, is questioned. He remembers and smiles. He eventually approaching, he hesitates, then starts it actuates a piston, then two, and it includes the previous memory fades … The surface is smooth returned a blank page, an invitation, it becomes, in turn actor of his own memories … Suddenly the wall starts moving and tells a new story …