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L’ESTHETIQUE DU MAL
Hernandez Hugues, Marty Ariane, Baufils Morgan

Bordeaux // France

Hugues Hernandez, Morgan Baufils et Ariane Marty sont trois jeunes architectes français diplômés de l’Ecole d’Architecture de Bordeaux.

En parallèle de leurs pratiques individuelles de l’architecture, ils collaborent régulièrement sur différents projets, leur permettant d’investir des thématiques spatiales, sociales, artistiques.

S’intéressant en premier lieu à l’espace, ils développent à des échelles et contextes variés, un attachement particulier aux problématiques sociétales ainsi qu’à la symbolique et l’identité des lieux. Leurs interventions se veulent toujours situées et porteuses de sens, au profit d’un récit architectural généreux lui faisant dépasser sa seule réalité construite. Au travers de la formalisation d’usages, leurs interventions architecturales expriment un attachement particulier aux formes absolues et radicales, comme moyen de tendre à l’abstraction et sa valeur esthétique, et comme révélateur de l’expressivité de la matière brute.

Réunis par le FAV autour d’une approche commune des enjeux de l’architecture à construire, ils défendent l’intégration des questions contemporaines et la prise en compte des contextes dans le processus de projet.



Hugues Hernandez, Morgan Baufils and Ariane Marty are three young French architects who graduated from the Bordeaux School of Architecture.

In addition to their individual architectural practices, they regularly collaborate on various projects, allowing them to engage in spatial, social and artistic themes.

Focusing on architectural space, they develop a particular attachment to societal issues, as well as to the symbolism and identity of places, at various scales and contexts.Their interventions are always intended to be designed to fit the site and be meaningful, to the benefit of a generous architectural narrative making exceed its only constructed reality. Through the formalization of uses, architectural interventions express a particular attachment to absolute and radical forms, as a means of tending to abstraction and its aesthetic value, and as a revealer of the expressiveness of raw matter.

Brought together by the FAV festival around a common approach to the challenges of the architecture to be built, they defend the integration of contemporary issues and the consideration of contexts in the project process.





Los Angeles, 2015, face à la sécheresse extrême, des millions de balles en plastiques noires sont déversées dans les réservoirs d’eau à ciel ouvert de la ville, afin de bloquer les rayons du soleil et atténuer l’évaporation, offrant un spectacle inédit. Cet évènement témoigne de l’aptitude de l’homme à privilégier des solutions techniques face aux problèmes environnementaux plutôt qu’à réinterroger l’obsolescence de son système. Cette hérésie climatique met en exergue la difficulté de l’Homme à intégrer dans son comportement l’impact du changement climatique.

En s’érigeant au rang de totem, monolithe au milieu d’une marée de balles de plastique, l’installation révèle en réalité notre dépendance à ces matériaux omniprésents dans nos vies et interroge la notion d’éthique dans nos pratiques individuelles et collectives.

Dans une Ere Anthropocène en quête de transition, comment ne pas succomber à l’esthétique du mal qui façonne le monde et le perpétue dans ses aberrations ?



Los Angeles, 2015, in the face to extreme drought, millions of black plastic bullets are poured into the city’s open water reservoirs to block the sun’s rays and mtigate evaporation, providing an unprecedented spectacle.

This event demonstrates the human ability to favour technical solutions to environmental problems rather than to question the obsolescence of the system. This climatic heresy highlights the difficulty to integrate the impact of climate change into our behavior.

By rising the monolith structure in the midst of a tide of plastic bullets, to the totem rank, the installation actually reveals our dependence on this omniprensent material in our lives and questions the notion of ethics in our individual and collective practices. In an Anthropocene Era in search of transition, how not to succumb to the aesthetics that shapes the world and perpetuates it in its aberration ?