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BRIBES
ISABELLE GUILLON & Maëla THIERRY
Paris // France / Londres // Angleterre

Nous nous sommes rencontrées pendant nos études à l’Ecole d’Architecture de Versailles. Pendant celles-ci, nous avons eu l’occasion de collaborer sur certains projets, notamment un concours organisé par le CAUE de Paris en 2006/2007, qui a été exposé au Pavillon de l’Arsenal. Nous avons également eu l’opportunité d’élaborer des réflexions urbaines et architecturales proches, particulièrement en faisant partie du même groupe de mémoire de master. Diplômées respectivement en 2007 et 2008, Maëla travaille aujourd’hui à Londres, dans l’agence Michaelis Boyd Associates et Isabelle à Versailles, au sein de l’Atelier Girardon. Parallèlement à nos activités professionnelles, nous continuons à mener des recherches personnelles, notamment sur les métropoles que nous habitons. Nous avons toujours cette envie de confronter nos idées, d’élaborer des projets communs ; ce qui nous conduit naturellement à nous associer lors de concours, d’appels à idées, comme celui que nous avons présenté pour le FAV 2009.

We met during while we were studying at the School of Architecture of Versailles. Hanging these studies, we had the opportunity to collaborate on projects, in particular a competition organized by the Council of Architecture Urbanism and Environment (CAUE) of Paris in 2006/2007, which was exhibited at the Arsenal Pavilion. We also had the opportunity to elaborate close urban and architectural thinking, particularly by being part of the same group of master thesis. Gratuated in Architecture in 2007 and 2008, Maëla now works in London, at Michaelis Boys Associates, and Isabelle in Versailles at Atelier Girardon. Besides our professional activities, we try to lead personnal research, upon the metropolis we live in. We always wish we could confront our ideas, elaborate shared projects; which naturally lead us to associate ourselves for competitions, call for ideas, like the one we presented for the festival.


Un bruit insolite nous parvient. On cherche l’origine du son, on fouille du regard les façades…pour être attiré par un porche dont la lourde porte verte, verrouillée d’habitude, est cette fois entrouverte. Le bruit reprend et on peut l’identifier maintenant comme celui d’un gong ou d’une cymbale, preuve que l’on est sur la bonne voie. Un bruit cuivré et ensoleillé. A présent c’est plusieurs fois d’affilée qu’il retentit. Alors… on pousse la porte, enhardi par la présence d’un autre passant, intrigué tout comme nous ; c’est une fragmentation de la cour qui nous apparaît. On ne peut en voir que de minces bribes. Charmé, emporté, dans cette espèce de cinéma, on avance lentement. Le regard reste fixé sur les fentes, regardant la cour toujours différente et pourtant toujours tellement la même. Et tout à coup, on surgit en pleine lumière…

Suddenly there is a strange noise. One tries to find out the origin of the sound, one excavates glance the frontages… to end attracted by a porch, the heavy door of which is usually locked. The noise can be heard again and one can now identify it like that of a gong or a cymbal, proof that one is on the right track. The noise is coppered and shiny. Now it resounds more frequently. Then… one pushes the door, astonished by the presence of another passer-by, intrigued just like us; one can not see anything but a fragmentation of the courtyard. There are only bits of the courtyard remaining. Charmed, carried, in this cinema like, one moves forwards slowly. The glance remains fixed on the slits, staring at the courtyard that appears to be different wherever we stand and yet always the same. And suddenly, one emerges in full light…